Emma POPIEUL THOMÉ, hypnothérapeute et Thérapeute de couple à Paris 9 (75009) et hypnothérapeute et Thérapeute de coupleParis 18 (75018). Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18 Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18 Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18 Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18 Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18 Hypnose Hypnothérapeute thérapeute de couple 75009 75018 Paris 9 Paris 18

La carte n'est pas le territoire

De nombreux conflits relationnels et la plupart de nos peurs proviennent de la confusion entre LA réalité et la perception que nous en avons.

Un de mes premiers cours de PNL (Programmation Neuro-Linguistique) démontrait que la carte n'est pas la territoire. En effet, nous avons tous une perception différente du monde. Cette découverte a profondément modifié mon rapport aux autres et m'a incitée à mieux communiquer. Dans cet article, je vous explique ce présupposé de la PNL.


"LA CARTE N'EST PAS LE TERRITOIRE", KÉZAKO ?

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Pour cet article, j'ai demandé à deux jeunes femmes, Barbara et Julie, de répondre à la question suivante : "Qu'est-ce qu'un chat pour vous ?".
Pour Barbara : "L'image que j'ai du chat est un chat calme, doux, affectueux mais indépendant. Celui que j'ai en tête est blanc."
Julie m'a ensuite répondu : "Pour moi, ce sont des animaux agressifs auxquels on ne peut pas faire confiance. Les chats me griffent, parce qu’ils ne m’aiment pas. Le chat que je vois est celui qui rôde sur mon balcon de temps à autre : un chat de gouttière marron. Cela me fait peur..."

Nous avons tous une vision différente de ce qu'est un chat. Si c'est le cas pour un "chat", il est facile d'imaginer ce que cela peut donner lorsqu'il est question de : conflits, relations, conversations, Histoire, concepts, valeurs, événements,... !!

"La carte n'est pas le territoire" est une phrase empruntée à Alfred Korybski (Science and Sanity, 1933), père de la sémantique générale. Ce présupposé de la PNL signifie que chaque individu a sa propre vision du monde.

Ici, le territoire désigne LA réalité ; la carte du monde, la perception que nous avons de cette réalité. Notre réalité n’est pas LA réalité mais une simple représentation de celle-ci passée au travers de nos filtres sociaux-culturels, de croyances, de notre vécu… De ce fait, nous avons une perception des événements qui nous est propre comme l'explique le schéma ci-dessous.

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Dans un premier temps, faisons un point sur les filtres de perception.


LES FILTRES DE PERCEPTION INTERVIENNENT DANS LA CONSTRUCTION DE NOTRE CARTE DU MONDE

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Selon Noam Chomsky (Aspects of the Syntax, 1965), les représentations du monde sont élaborées à partir de plusieurs filtres :

  • le VAKOG : Visuel, Auditif, Kinesthésique, Olfactif, Gustatif. Inconsciemment, nous privilégions un, voire deux, de ces canaux sensoriels. Ce sont grâce à ces sens que nous pouvons être en relation avec notre environnement. Certains d'entre nous sont plus sensibles à ce qu'ils voient, d'autres à ce qu'ils entendent, d'autres encore à ce qu'ils ressentent. Il est donc normal que vivant la même scène, nous ne l'expérimentons pas de la même façon. Aussi, notre représentation du monde est différente.

  • Filtres neurologiques + la mémoire : Notre cerveau ne capte qu’une partie de la réalité physique qui nous entoure : nous sommes tous limités biologiquement en terme d'acuité. Par exemple, notre ouïe n’est sensible qu’à certaines longueurs d’onde comprises entre 380 et 680 milli-microns. L'oreille humaine entend des fréquences comprises entre 20 Hz (fréquence la plus grave) et 20 000 Hz (fréquence la plus aiguë). Il en est de même pour chacun de nos sens. Néanmoins, les autres longueurs d’onde et fréquences existent dans le monde. Comme nous avons tous une organisation neurologique différente, notre cerveau traite de façon unique les informations captées par nos sens.  De plus, nous avons tous des capacités de mémorisation différentes.

  • Filtres socio-culturels : Notre culture, transmise en grande partie par notre langage, contribue largement à former, voire déformer les représentations que nous faisons de la réalité. Ces filtres sont issus de nos origines, notre passé, l'endroit où nous avons grandi, les rencontres que nous avons faites, notre religion…. Ils trient et organisent notre façon de penser afin que nos représentations cadrent avec nos repères.

  • Filtres personnels : Ils sont propres à chacun de nous. Ils sont issus de nos expériences, de nos souvenirs, de nos apprentissages, des figures d’autorité, des mentors, des lectures, des figures parentales, de l’ambiance familiale au sens large et du type d’éducation. Nos filtres personnels ont une influence sur ce que nous percevons du monde, les représentations que nous en faisons ainsi que le sens que nous leurs donnons.

Attardons nous désormais aux filtres linguistiques qui ont un impact sur notre carte du monde.


LES FILTRES LINGUISTIQUES INTERVIENNENT DANS LA CONSTRUCTION DE NOTRE CARTE DU MONDE

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Les filtres linguistiques, également appelés processus de modélisation ont également une incidence dans la perception que nous avons de la réalité. Selon Noam Chomsky, ces mécanismes seraient pré-programmés chez chaque être humain. Ils seraient donc universels.  La PNL en retient 3 que nous pouvons retrouver également dans le langage :

  • la distorsion : nous interprétons à tort la réalité. La distorsion apparaît quand on voit ce que l’on souhaite en fonction de notre carte du monde et de ce qui nous conviendra. Cela permet à notre carte du monde d’être en équilibre. Ce processus nous permet de construire, d’après une réalité lambda, une autre réalité en lien avec nos croyances notamment.

  • la généralisation : on regroupe les éléments de l’expérience dans une catégorie d’expériences. Nous généralisons souvent à partir d’une ou d’un très petit nombre d’expériences, nous en tirons des croyances qui vont structurer notre carte du monde. La généralisation qui nous permet de monter en abstraction va contribuer à mettre des mots sur des choses comme la motivation.

  • la sélection appelée également l'omission : nous ne sommes pas égaux face à la sélection des informations. La sélection est un processus naturel qui nous conduit à prendre en considération une partie des stimuli et à mettre les autres de côté. On va sélectionner les informations en fonction de leur utilité et des circonstances. Si ce mécanisme ne se mettait pas en route, nous serions envahis par des milliards d'informations chaque seconde. C'est un processus qui permet d'ignorer des éléments pour aller directement à l'essentiel. Dans ce sens, l'omission permet de gagner du temps mais sous-entend que l'interlocuteur connait déjà ces informations sous peine de manque de précision, de clarté ou de devoir supposer.
Exemple
Pour illustrer les filtres linguistiques reprenons l'exemple du chat décrit par Julie : "Pour moi, ce sont des animaux agressifs auxquels on ne peut pas faire confiance. Les chats me griffent, parce qu’ils ne m’aiment pas Le chat que je vois est celui que je vois rôder sur mon balcon de temps à autre : un chat de gouttière marron. Cela me fait peur..."
Quand elle dit "Les chat me griffent, parce qu’ils ne m’aiment pas", Julie établit une loi. Elle suggère, ici, que tous les chats la griffent et que tous ne l'aiment pas. Elle fait donc une généralisation.
Dans cette phrase, elle fait également une distorsion. La distorsion consiste, ici, à attribuer une cause (ici, le chat) à un événement (ici, le fait qu'ils griffent Julie), alors que cette cause n’est pas obligatoirement la bonne. De plus, elle est accompagnée de ce que l'on appelle une « lecture de pensée » : "les chats ne m'aiment pas". Julie peut se demander "Comment est-ce que je sais que les chats ne m’aiment pas ? N’y a-t-il pas d’autres raisons plus plausibles au fait qu'ils me griffent ?"

Enfin si Julie dit "Cela me fait peur...", elle est dans le registre de l’omission : elle n’indique pas de quoi elle parle et nous laisse de deviner ... au risque de nous tromper.

Une fois ces représentations du monde élaborées, elles fonctionnent comme des "raccourcis cognitifs" (Johnson-Laird, L'Ordinateur et l'Esprit, 1994) et tendent alors à remplacer la réalité des perceptions.

Pour réduire l’écart entre LA réalité et notre perception de celle-ci, nous devons être conscients des filtres et mécanismes qui influent notre carte du monde de façon inconsciente.

Avoir accès à LA réalité est impossible. Néanmoins, on peut rétablir le lien entre l’expérience sensorielle vécue et la description que nous en faisons. Pour cela, nous interrogerons le métamodèle mis au point par Grinder et Bandler (The Structure of Magic, 1975). Le métamodèle est constitué d’un ensemble de techniques linguistiques ayant pour but de clarifier ou contester le contenu des informations verbales que nous échangeons avec nous-même (dialogue intérieur) ou avec les autres.  Nous en parlerons dans un prochain article.

Pour terminer cet article avec légèreté, je vous propose de visionner cette publicité. Elle aborde avec humour le fait que nous avons chacun nos propres références et ainsi notre propre carte du monde. La femme aura pu, grâce au métamodèle, clarifier les propos de son interlocuteur et de ne pas se fourvoyer dans son interprétation.

La Marche de l'Empereur est un film sur les manchots empereurs d’Antarctique et non sur la marche des empereurs souverains en Antarctique.

Aussi, il est aussi essentiel d’apprendre à bien communiquer car votre interlocuteur n’est pas dans votre tête et n’a pas la même carte du monde. Comprendre que nous avons chacun notre réalité permet l'empathie, la curiosité et réduit, ainsi, le risque de conflits et d'incompréhensions.

OUVRAGE RECOMMANDÉ

"Le grand livre de la PNL" de Catherine Cudicio

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Catégories :
PNL
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